| © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, (2010). N° de catalogue : CH24-41/2010F-PDF ISBN : 978-1-100-95595-7 |
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Le programme culinaire du Pavillon du Canada est l'une des activités les plus prisées de l'Expo 2010 à Shanghai. Ce programme rassemble des chefs des quatre coins du Canada et leur propose une expérience internationale en leur permettant de cuisiner pour des invités spéciaux, de les servir et de leur faire découvrir la cuisine et les produits canadiens. Ce recueil compile les recettes et les petits secrets de nos plus grands chefs. Comme ils vous le diront, la nourriture et la cuisine sont des expériences à partager. Nous vous encourageons donc à tester ces recettes à la maison, et à les faire découvrir à votre famille et à vos amis. Si vous avez eu la chance de vous rendre à l'Expo, ces recettes vous rappelleront de bons souvenirs du Pavillon du Canada. Dans le cas contraire, j'espère que ce livre vous permettra de goûter à quelques-unes des saveurs du Canada qui ont été préparées par nos chefs canadiens à Shanghai, en Chine. - Mark H. Rowswell |
Premier chef

Si vous demandez à Wayne Murphy quels sont ses plus chers souvenirs de l'époque où il étudiait à l'université en France, il vous parlera des marmites qu'il empilait les unes sur les autres pour faire des repas aussi succulents qu'aromatiques, dans la chambre de sa résidence, sur le réchaud de camping qu'il avait subtilisé. Et puis, il y avait la truite qu'il conservait dans son bidet.
D'une manière ou d'une autre, toutes ses histoires font référence à la nourriture - ce qui convient parfaitement pour le chef du programme culinaire du Pavillon du Canada à l'Expo 2010 à Shanghai.
Âgé de 50 ans, Wayne n'avait pas l'intention de devenir chef quand, fils de militaire, il vivait à la Base des forces canadiennes de Trenton, en Ontario, ni même lorsqu'il étudiait en développement international à l'université de Guelph ou la littérature française à l'université de Nantes, en France. C'est toutefois son séjour en France qui a changé sa vie et l'a conduit vers la cuisine.
« C'est en France que j'ai commencé à bricoler avec tout ce qui avait rapport à la nourriture : travailler dans un vignoble à temps partiel, essayer de manger autant que je le pouvais et d'apprendre tout ce que je pouvais sur la nourriture et le vin. C'est arrivé à mon insu », dit-il. Mais c'est l'audace de se présenter à la cuisine d'un restaurant au Japon qui l'a vraiment mis sur la voie devant le mener à sa carrière actuelle de chef et d'enseignant. Après avoir travaillé pendant deux ans à la cuisine de ce restaurant japonais, il sait qu'il a trouvé sa vocation. Il tient aussi le moyen d'allier son amour des voyages et sa curiosité au sujet des cultures internationales à sa passion de la nourriture.
« Cuisiner ouvre une fenêtre extraordinaire sur une culture », ajoute-t-il. À son retour à Ottawa, il travaille dans plusieurs restaurants français réputés avant de se joindre au personnel de La Cité collégiale, collège d'arts appliqués et de technologie de langue française. Il devient par la suite coordonnateur du programme d'art culinaire de ce collège.
Il y a cinq ans, Wayne a l'idée de concevoir le programme culinaire du Pavillon du Canada à l'Expo 2005 à Aichi, au Japon. Il y amène six jeunes chefs de partout au Canada pour cuisiner des mets spéciaux mettant en valeur les ingrédients canadiens et leur saveur propre. C'est ce programme qu'il a repris à Shanghai cette année.
Bien qu'il reconnaisse l'honneur qui lui est accordé de représenter le Canada à Expo 2010, la perspective de changer la vie des chefs qui travaillent avec lui le stimule encore plus. « Si cela les aide de la même façon que mes voyages et mon travail à l'étranger m'ont été utiles, c'est cela qui importe le plus pour moi », a-t-il déclaré.
Surtout, le chef Murphy pourra transmettre son amour de la cuisine, de la nourriture et de la vie. « C'est une passion - et un mode de vie », dit-il, sourire aux lèvres.
De la fin du printemps jusqu'à la mi-été, la délicieuse pastèque (melon d'eau) se trouve à tous les coins de rue à Shanghai. Cette recette originale qui dérive du classique « sandwich au thon » marie le thon albacore frais canadien avec le goût sucré de la pastèque et le salé-piquant des autres ingrédients. Assurez-vous d'utiliser les ingrédients les plus frais.

En travaillant rapidement, hachez le thon finement au couteau ou dans un hachoir à viande. Placez le thon dans un bol sur de la glace (il est essentiel de garder le thon au frais).
Ajoutez l'oignon, la mangue, le jus de citron vert et une pincée de sel et mélangez le tout à l'aide d'une spatule en caoutchouc. Ajoutez le piment fort et l'huile de soja au goût. Mélangez de nouveau et rectifiez l'assaisonnement au besoin.
Coupez la pastèque en tranches égales d'un centimètre d'épais. Ensuite, taillez des carrés d'environ 5 centimètres qui serviront de « tranches de pain » pour vos sandwichs.
Étalez la moitié de vos tranches de pastèque sur la planche à découper. Mettez quelques gouttes de soja sur chacune des tranches et ensuite tartinez avec le mélange de thon.
Placez une autre tranche de pastèque par-dessus et appuyez légèrement de façon à former votre « sandwich ».
Servir le sandwich avec une petite salade verte.
Northern Alberta Institute of Technology, Alberta

Andrew Newman est le genre de cuisinier qui ne refuse jamais de relever un défi et qui est toujours prêt à tenter des expériences. « J'essaie toujours de cuisiner de nouveaux plats et, si c'est bon, j'en suis très heureux », déclare Andrew en riant. C'est la raison pour laquelle Andrew, âgé de 22 ans, originaire d'Edmonton, en Alberta, et diplômé du Northern Alberta Institute of Technology, en Alberta, se réjouit à l'idée de réaliser de nouvelles recettes, confectionnées à l'aide d'ingrédients locaux et canadiens, au Pavillon du Canada durant l'Expo 2010 à Shanghai.
Avant d'aller à Shanghai, Andrew était apprenti-cuisinier à l'hôtel Westin à Edmonton.
Le flanc de porc grillé est l'un des plats qu'il aime le plus préparer. Il aime l'alléchante combinaison de gras dégoulinant et de peau croustillante après une longue cuisson.
« Comme j'aime cuisiner toutes sortes d'aliments, j'apprécie grandement avoir la chance d'approfondir mes connaissances, peu importe l'endroit où je me trouve », déclare Andrew.
À l'école secondaire, Andrew commence à cuisiner chez lui pour le plaisir, appréciant le stress d'une cuisine trépidante et la satisfaction de préparer de bons repas pour les gens autour de lui. Après s'être inscrit au programme d'arts culinaires par simple intérêt, il réalise qu'il aime tellement le programme qu'il décide de faire de la restauration sa profession de choix.
Andrew rêve d'acquérir une vaste expérience au cours des vingt prochaines années, idéalement le plus possible à l'étranger. Il a la piqûre des voyages lorsqu'il commence à participer à des compétitions culinaires, dont l'une se déroule à Singapour.
Les compétitions exigent beaucoup de pratique et une discipline stricte, car ce sont les professeurs qui évaluent les plats des chefs en compétition, comme les quatre plats principaux que devait préparer Andrew lors d'une récente compétition nationale. Il a remporté une médaille d'or à la compétition - ce qui lui a donné la chance de se joindre à l'équipe culinaire canadienne à Shanghai. « Je veux voir jusqu'où je peux aller », conclut Andrew.

Pour la marinade, faites cuire le sucre dans un poêlon à fond épais à feu moyen. Lorsqu'il caramélise, ajoutez le reste des ingrédients, à l'exception de la sauce de poisson. Mélangez et versez la sauce de poisson doucement.
Laissez mijoter pendant une minute. Passez au tamis et laissez refroidir à la température ambiante.
Mettez le flanc de porc et la marinade dans un sac de plastique et laissez mariner de trois à douze heures au réfrigérateur.
Lorsque vous êtes prêt à faire cuire, retirez le
porc de la marinade, placez-le dans un moule
avec de l'eau, couvrez le plat de papier
d'aluminium et faites cuire au four sur la grille du
centre à 300°F (140°C) jusqu'à ce que le porc soit
très tendre, soit environ deux heures et demie.
Retirez le papier d'aluminium et augmentez
la température à 450°F
(200°C). Cuire jusqu'à
ce que le gras soit doré et que la peau soit
croustillante.
Mettez le flanc sur une planche à découper, couvrez-le de papier d'aluminium et laissez reposer pendant 15 minutes. Coupez le flanc en quarts et servez.
Red River College, Manitoba

Lorsqu'il s'agit de cuisine, Melissa Hryb est une véritable professionnelle. À tel point que même la brûlure du troisième degré qu'elle s'est faite lorsque la porte d'un four s'est refermée sur son bras pendant un concours ne l'a pas empêchée de poursuivre la compétition.
« La peau pendait de mon bras, alors j'ai baissé ma manche et j'ai terminé le concours. Et tout de suite après, je me suis rendue à l'hôpital », se rappelle Melissa en riant. « J'aurais gagné, mais on m'a enlevé des points pour la sécurité. » Ce genre d'incidents fait partie du travail pour Melissa, une sous-chef de 24 ans chez un traiteur de Winnipeg.
Comme ses collègues de l'équipe canadienne, Melissa a l'habitude des concours culinaires. Ils lui ont même permis de se rendre au Chili, où elle a participé à une convention mondiale de chefs en janvier. C'était le prix qu'elle avait remporté dans un concours précédent.
Sa passion pour la cuisine apparaît lorsqu'elle a 14 ans et travaille dans un petit restaurant familial qui sert des pizzas et des hamburgers, dans sa ville natale de Niverville, au Manitoba, au sud de Winnipeg. Au début, Melissa déteste son travail, mais un matin elle déclare à sa mère en se levant qu'elle veut devenir chef. Elle venait de se rendre compte que les gens ont toujours besoin de manger et qu'elle ne manquerait jamais de travail!
Après avoir obtenu un diplôme en arts culinaires au Red River College, Melissa complète un contrat d'apprentissage. Elle est maintenant une chef ayant l'accréditation Sceau rouge. Ses spécialités personnelles comprennent les pirojki - qui rappellent ses origines ukrainiennes - et la crème brûlée. Aujourd'hui, elle souhaite ouvrir son propre petit restaurant familial, semblable à celui où elle a commencé à travailler. « Mon rêve, c'est d'être heureuse dans ce que je fais. Préparer de la bonne nourriture pour les gens », dit Melissa. Elle est ravie de représenter son pays avec l'équipe de cuisiniers du Pavillon du Canada. « J'ai vraiment hâte de voir les idées de chacun se combiner pour mettre en valeur la cuisine canadienne », déclare Melissa.

Enrobez les betteraves de 25 ml d'huile d'olive, placez-les sur une petite tôle de cuisson et assaisonnez de sel et de poivre.
Enrobez les champignons de 25 ml d'huile d'olive, placez-les sur une petite tôle de cuisson et assaisonner de sel et de poivre.
Mettez les betteraves et les champignons au four à 350°F (160°C). Faites griller les betteraves pendant 20 minutes ou jusqu'à ce qu'elles cèdent facilement à la pression d'une fourchette. Faites griller les champignons de 10 à 15 minutes.
Mettez les betteraves et les champignons grillés dans un saladier. Ajoutez le vinaigre balsamique, le reste de l'huile d'olive, le thym, l'ail ainsi que le sel et le poivre, bien mélanger et mettre le saladier au réfrigérateur pendant une heure.
Remuez bien le mélange, goûtez et ajustez l'assaisonnement au besoin. Pour le service, mettez le mélange dans un saladier et saupoudrez de fromage de chèvre émietté et de pignons.
La Cité collégiale, Ontario

Mariane Weber n'a que six ans lorsqu'elle prépare sa première tarte à la citrouille. Dix-neuf ans plus tard, elle occupe le poste de commis de cuisine et de chef garde-manger au restaurant Le Baccara, l'un des restaurants les mieux cotés du Québec.
Et, si vous avec l'incroyable chance d'être invité à dîner chez elle l'un de ses rares jours de repos, vous aurez probablement l'occasion de savourer un repas à trois services sophistiqué comprenant du foie gras, des fruits de mer et de l'agneau, accompagnés, au moment du dessert, de simples pommes cuites au four. « J'adore le fait qu'en mélangeant des ingrédients, on peut créer quelque chose de mémorable », indique Mariane, qui est âgée de 25 ans.
Mariane est l'une des six jeunes chefs qui travaillent au Pavillon du Canada, sous la direction de Wayne Murphy, pendant l'Expo 2010 à Shanghai. Recommandée par La Cité collégiale à Ottawa, où elle s'était au départ inscrite au programme d'arts culinaires « juste pour le plaisir », Mariane a été choisie pour représenter le Canada en partie parce que les poussées d'adrénaline provoquées par le travail dans une cuisine débordante d'activités lui donnent des ailes.
Lorsqu'elle s'inscrit pour la première fois à La Cité collégiale, elle a seulement l'intention de faire une pause d'un an avant d'entreprendre des études universitaires en comptabilité. Et puis, elle a succombé à la cuisine. « J'ai craqué », confesse-t-elle. « J'adore manger, j'adore faire plaisir aux gens, j'adore le service à la clientèle. »
Le père de Mariane est aussi cuisinier et elle conserve de son enfance à Masham, au Québec, le souvenir de repas cuisinés à la maison et de légumes frais cueillis dans le potager familial. « J'ai de bons souvenirs liés à la cuisine », dit-elle.
Mariane a participé à des compétitions culinaires, y compris à un concours international de la Chaîne des Rôtisseurs à New York, en octobre 2009, où elle a représenté le Canada. Pendant la compétition, Mariane devait ouvrir une boîte et concocter un repas à trois services à partir des ingrédients qui s'y trouvaient - en trois heures seulement et sous l'oeil attentif de 10 juges présents dans la cuisine, sans compter les goûteurs.
Ce voyage a aiguisé son appétit pour l'Expo de 2010 à Shanghai ainsi que son désir de faire connaître la cuisine canadienne au monde entier.
Donne 6 à 8 portions
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Dans une grande casserole, faites fondre le beurre et faites revenir doucement les légumes (sauf la tomate) à feu moyen vif. Ajoutez le poisson et les fruits de mer et faites revenir 3 minutes. Déglacez au Brandy et faites flamber. Incorporez la tomate, le vin blanc et la béchamel. Portez à ébullition en remuant légèrement. Ajoutez la crème* et le poivre de cayenne. Garnissez au dernier moment de persil haché et de ciboulette. Rectifiez l'assaisonnement avec le sel, le poivre blanc et le jus de citron. Préparation de la Béchamel Faites fondre le beurre dans une casserole à feu doux. Incorporez la farine, faites cuire 2 minutes puis laissez refroidir hors feu. Portez le lait à ébullition et versez graduellement sur le mélange de beurre et farine en remuant à l'aide d'un fouet. Remuez jusqu'à épaississement sur feu moyen. Ajoutez le sel.
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Collège Mérici, Québec

Lorsque Junior Therriault commence à travailler dans un restaurant, à Laguiole (France), en 2008, auquel le Guide Michelin a décerné trois étoiles, il a d'abord été abasourdi par tous les types de légumes qu'il devait préparer, apprêter et présenter. « Je cuisinais avec 50 légumes chaque jour - dont 25 que je n'avais jamais vus de ma vie », avoue-t-il. « Nous étions cinq, juste pour les légumes. »
Il n'a guère fallu de temps pour que Junior, âgé de 26 ans, considère son séjour à l'Hôtel-Restaurant Michel Bras comme l'une des expériences d'apprentissage les plus enrichissantes de sa vie, et découvre que les légumes figurent parmi les aliments qu'il aime le plus apprêter. Avant d'arriver en Chine, il avait déjà hâte d'arpenter les marchés de Shanghai, où il espérait mélanger des légumes chinois qu'il n'a jamais goûtés à des ingrédients canadiens plus familiers.
Pour Junior, qui a grandi dans la région de Québec, passer six mois à cuisiner en Chine représente le genre de défi qu'il recherche pour parfaire ses compétences.
« Je veux être mis au défi, poussé, sortir des sentiers battus - vivre le plus grand nombre d'expériences différentes possible », a déclaré Junior. « Pour moi, culture et cuisine vont de pair. Le fait d'être au coeur de cette culture m'aidera à créer ma vision personnelle de la cuisine. »
Junior, qui a étudié la gestion d'établissements de restauration au Collège Mérici de Québec, aspire à avoir son propre restaurant et à créer des plats distinctifs qui attireront des clients d'autres horizons.
Il a pris part à des concours internationaux, et s'est classé quatrième au Concours culinaire européen de Namur, en Belgique.
En cuisine, Junior est inspiré par ce que disaient les chefs qui l'ont formé : ce ne sont pas nécessairement les ingrédients compliqués qui font un bon plat. « Il y a un équilibre à trouver entre le beau et le bon dans l'assiette », dit-il. C'est cette vision des choses qu'il apporte à Shanghai.
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Laissez tempérer la viande pendant 45 minutes avant de la cuire. Préparez le gril au charbon de bois. Huilez la viande. Saisissez la viande sur le gril à feu vif. Réduisez l'intensité de la chaleur et continuez à cuire jusqu'à la cuisson saignante (60 degrés de température interne). Couvrez avec un papier d'aluminium et laissez reposer la viande une vingtaine de minutes. La viande continuera de cuire et la cuisson deviendra médium-saignante. Tranchez la viande légèrement en biais, assaisonnez avec le sel et le poivre. Servir. |
Collège LaSalle (Québec)

Les clients réguliers du restaurant La Socca à Montréal, où Hugo Martineau était sous-chef, savent bien que s'ils souhaitaient manger quelque chose de spécial, ils avaient qu'à commander la salade de canard. « Le mélange de diverses laitues, de fruits, d'une cuisse de canard et de vinaigrette sucrée est toujours populaire », déclare Hugo.
Pour le jeune chef âgé de 25 ans, c'est dans la cuisine qu'on retrouve le meilleur de TOUS les mondes.
Hugo travaille dans des restaurants depuis l'âge de 16 ans, peu de temps après avoir commencé à aider son oncle Mario, un excellent cuisinier, à perfectionner sa sauce spéciale à côtes levées pour les compétitions de barbecue familiales. Comme premier emploi, Hugo est laveur de vaisselle dans un petit restaurant de Québec, ville dans laquelle il a grandi. Il ne lui faut que six mois pour être promu au poste d'aide-cuisinier, avant de travailler, à 17 ans, au gril d'une franchise d'East Side Mario's.
Le stress associé à la prise de décisions rapides et au rythme de travail effréné pour remplir les commandes est ce qui enflamme la passion d'Hugo. « Je me sens vivre lorsque je travaille », indique-t-il. « Dans ma vie personnelle, je suis un gars assez calme, mais dans une cuisine, je suis très différent. Je parle plus, je suis un peu fou - j'ai confiance en moi. »
Cette confiance lui est profitable, car il prépare une table d'hôte qui est toujours bien présentée. « Les gens aiment manger non seulement avec leur bouche, mais également avec leurs yeux », dit-il.
Hugo est toujours poussé par son fort désir d'approfondir ses connaissances et, après trois ans d'études en gestion d'un établissement de restauration au Collège LaSalle à Montréal, il souhaite faire l'expérience de la scène internationale. C'est ce qui l'a attiré au Pavillon du Canada à Shanghai.
« Il s'agit d'une bonne occasion de travailler et de voyager en même temps - c'est la situation idéale », souligne-t-il.
4 personnes
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Tranchez l'aubergine en rondelles d'environ 1 cm. Dans un bol, mélangez l'aubergine, 100 ml d'huile d'olive, le sel, le poivre et le thym. Placez les tranches d'aubergines sur une plaque et faites cuire au four à 350°F (160°C). Remuez de temps en temps. Sortez du four quand les tranches sont légèrement dorées. Coupez la pâte feuilletée en cercles de la même taille que les tranches d'aubergines. Faites cuire les feuilletés selon la méthode indiquée sur l'emballage. Pendant la cuisson, taillez le fromage de chèvre en tranches d'environ 1 cm (2 par personne). Badigeonnez le fromage de chèvre avec le miel. Chauffez légèrement au four. Assaisonnez la roquette avec l'huile d'olive, le sel et le poivre. Montez le Napoléon en alternant la pâte feuilletée, le fromage et l'aubergine. Servez avec la roquette. |
Institut culinaire du Canada (Île-du-Prince-Édouard)

C'est avec beaucoup d'émotion que se souvient Mandy Wingert d'avoir marché derrière le drapeau canadien à titre de compétitrice aux Olympiques culinaires d'IKA, à Erfurt, en Allemagne. Il s'agit d'une manifestation semblable aux Olympiques sportives, du moins sur le plan stylistique, et qui oppose des équipes de chefs de partout dans le monde lors d'une compétition culinaire à nulle autre pareille.
Lors de la compétition de 2008, Mandy et ses trois coéquipiers de l'Équipe Culinaire Junior Canada disposaient de trois heures seulement pour cuisiner un repas principal pour 110 personnes. Toutes les tâches devaient être accomplies dans une cuisine avec un mur de plexiglas par lequel les juges et les spectateurs scrutaient les moindres mouvements des concurrents. L'équipe canadienne de Mandy a mérité une médaille d'argent dans la compétition « mets chauds » et une médaille d'or dans la compétition « mets froids ».
Il s'agissait d'une épreuve parfaite pour préparer Mandy à son tout nouveau travail de cuisinière sous haute pression à titre de membre du programme culinaire canadien du Pavillon du Canada à l'Expo 2010 de Shanghai. « Ce sera l'aventure d'une vie », confie Mandy au sujet de son expérience à Shanghai.
« Ça me donne des ailes », dit Mandy en parlant du stress. « J'espère seulement que nous pourrons mieux faire connaître le Canada et sa gastronomie. »
Avant d'être nommée membre de l'équipe du Canada par l'Institut culinaire du Canada, à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, endroit où elle a fait ses études, Mandy, 25 ans, a grandi à Regina en Saskatchewan. L'un de ses plus vieux souvenirs liés à la cuisine se rapporte à la confection de strudels avec sa grand-mère lorsqu'elle avait quatre ans.
Ce souvenir d'enfance heureux donne à Mandy l'envie de devenir pâtissière et influence son choix de dessert aux Olympiques culinaires, où elle a concocté un gâteau chaud au chocolat et aux prunes qu'elle a refait à de nombreuses reprises depuis.
Avant son départ pour Shanghai, Mandy travaillait comme sous-chef à l'hôtel Delta Bessborough de Saskatoon. Elle quitte cet emploi pour avoir la chance de représenter à nouveau le Canada, cette fois à Shanghai. « Il s'agit d'un immense honneur », dit-elle simplement.
Recette pour deux tartes
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Croûte : Mélangez la farine, le sucre, le sel et le beurre dans un bol. Sablez le beurre et la farine jusqu'à l'obtention d'une pâte granuleuse. Ajoutez l'eau froide et mélangez jusqu'à l'obtention d'une pâte. Veillez à ne pas trop mélanger, ce qui donnerait une croûte dure. Laissez reposer au réfrigérateur pendant environ 15 minutes. Roulez la pâte et mettez-la dans un moule à tarte. Garniture : Mélangez tous les ingrédients et versez-les dans la pâte à tarte. Faites cuire au four à 350°F (160°C) jusqu'à ce que le centre soit figé et que la croûte soit dorée. Réfrigérez jusqu'au service. Servir avec de la crème glacée ou de la crème fouettée. |
Commissaire général

Mark H. Rowswell est le commissaire général du Canada pour l'Expo 2010 à Shanghai, en Chine. On dit de M. Rowswell, dont le nom de scène est Dashan, qu'il est l'étranger le plus connu en Chine. Il est devenu une personnalité de la télévision chinoise et une idole culturelle partout au pays.
M. Rowswell est né et a grandi au Canada. Il commence à étudier le chinois au milieu des années 1980, d'abord à l'Université de Toronto puis à l'Université de Beijing. Au cours de son séjour à Beijing, M. Rowswell s'intéresse aux arts de la scène traditionnels dont le xiangsheng, une forme populaire de dialogue comique. Peu de temps après, on lui propose d'animer une émission à la télévision. Dashan, à la surprise de M. Rowswell, est alors devenu célèbre dans toutes les maisonnées du jour au lendemain. Vingt ans plus tard, Dashan est toujours populaire.
M. Rowswell a diversifié sa carrière et est devenu un artiste aux multiples talents, un érudit linguistique et un animateur de télévision. Il est considéré comme un ambassadeur culturel entre la Chine et l'Occident, ayant trouvé un terrain d'entente entre ces deux mondes culturels. Pour de nombreux Chinois, M. Rowswell est un modèle international et un symbole éloquent de la rencontre entre l'Orient et l'Occident.
M. Rowswell profite des multiples expériences culinaires qui s'offrent à lui en tant que Canadien vivant en Chine. Il adore manger des mets traditionnels ainsi que des mets inspirés de la cuisine fusion. En sa qualité de commissaire général du Pavillon du Canada, il a invité les employés du pavillon chez lui pour un bon vieux barbecue canadien.
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Dans un petit saladier, mélangez le sucre, les poires, le jus de citron et le zeste. Couvrez avec un film de plastique et faites cuire à la vapeur pendant environ 20 minutes. Égouttez la préparation et réservez le liquide, puis mélangez avec les noix et les feuilles de menthe. Mélangez le liquide réservé avec la purée de mangue jusqu'à obtenir la consistance souhaitée. Étalez les enveloppes à wonton et humidifiez le bord avec un peu d'eau. Placez une cuillérée de la préparation au milieu de l'enveloppe, repliez l'enveloppe sur elle-même. Fermez hermétiquement les deux bords en les pinçant. Faites chauffer un peu d'huile de canola dans une petite poêle à feu moyen. Placez les dumplings, côté plat, dans la poêle et, dès qu'ils commencent à dorer, ajoutez un peu d'eau et une goutte ou deux d'huile de sésame. Couvrez-les et faites cuire à la vapeur à feu vif. Une fois l'eau évaporée, éteignez le feu et servez les dumplings dans un petit plat, accompagnés de la trempette à la mangue. |
Le Pavillon du Canada, l'un des plus imposants de l'Expo 2010, est le fruit d'une collaboration sans précédent entre le gouvernement du Canada et le Cirque du Soleil. Ce sont plus de 30 000 personnes qui visitent chaque jour l'aire de présentation publique du pavillon.
Le thème du Pavillon du Canada, « La ville en vie - inclusive, durable, créatrice », illustre parfaitement la façon dont les villes canadiennes reflètent l'histoire du pays et prônent les valeurs canadiennes.
Chaque expérience individuelle dans l'aire de présentation publique est unique, marquée par les animations et les éléments interactifs, le tout agrémenté de musique et d'une formidable ambiance sonore.
La participation du Canada à l'Expo 2010 compte plusieurs composantes : un riche programme culturel, incluant la présentation au public, ainsi qu'une programmation culturelle complète, un programme commercial dynamique ainsi qu'un programme culinaire délectable.
Considéré comme l'un des points phares de l'Expo 2010, le Pavillon du Canada accueille des visiteurs du monde entier.
